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Vlan! Leadership

Vlan! Leadership

著者: Grégory Pouy
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Le monde est en plein mouvement, la majorité des organisations ne sont plus en phase avec l'époque et elles le savent, elles doivent se transformer en profondeur.
Mais pas de transformation d'organisation sans leadership.
Dans ce podcast nous explorons avec des leaders éclairés mais également avec des chercheurs à quoi le leadership peut et doit ressembler.
Vlan! Leadership, c'est de l'inspiration mais c'est aussi un outil pour les leaders de demain en montrant que d'autres modèles sont possibles que ce soit pour les grandes ou les petites structures.

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エピソード
  • #73 Comment garder 30 000 personnes engagées en période de crise? Avec Aliette Mousnier-Lomprey
    2026/06/29
    Aliette Mounier-Lomprey est la CEO d'Orange Business. Elle a fait toute sa carrière dans une seule boîte, depuis un stage au milieu de ses études jusqu'à la direction d'une entité de 30 000 personnes présente dans le monde entier.Orange Business, c'est une entreprise qui se réinvente sous pression : le business historique fond (téléphonie fixe, cuivre), et il faut trouver les relais de croissance tout en maintenant la performance financière et le lien humain. Ce paradoxe, Aliette l'incarne au quotidien.Dans cet épisode, nous parlons de ce que le football de haut niveau lui a appris sur le collectif, de ses règles personnelles pour gérer l'énergie plutôt que l'agenda, et de la façon dont elle aborde la transformation IA, non comme un sujet tech, mais comme un enjeu profondément humain. J'ai questionné Aliette sur sa décision de parler publiquement de son orientation sexuelle en tant que CEO, et sur les retours, parfois bouleversants, qu'elle a reçus de collaborateurs qui ne pouvaient en parler à personne. Un épisode dense, direct et rare dans sa franchise.Citations"Dans un monde où personne ne nous attend, tomber dans notre zone de confort, c'est absolument dangereux.""Ce qui est vraiment important, c'est la gestion de l'énergie, pas la gestion de l'agenda.""Mon métier, c'est de gérer des injonctions contradictoires.""Si toute la boîte dépend de moi, ça ne peut pas marcher.""J'en parle parce que ça ne devrait pas être un sujet. Et pourtant, pour beaucoup, ça l'est encore."Big Ideas1. La contrainte comme déclencheur de créativité (~03:54)La crise financière d'Orange Business, comme la crise Covid, a forcé une agilité que les périodes calmes ne permettent pas. En quelques semaines pendant le Covid, des services ont été réinventés là où il fallait normalement des mois. La pression n'est pas l'ennemi de l'innovation : c'en est souvent le carburant. Pourquoi c'est important : ça retourne la manière dont on pense le risque et l'urgence en entreprise.2. L'énergie avant l'agenda (~23:20)On peut travailler 12 heures et produire zéro. On peut avoir un agenda plein et rester parfaitement lucide. Ce qui compte, c'est l'état mental au moment où la décision doit être prise. Aliette applique cela avec une discipline de sportive : vacances coupées radicalement, pas de réunion avant 9h ni après 18h, dîner en famille chaque soir. Pourquoi c'est important : c'est le levier de performance le plus sous-estimé dans les organisations.3. Zéro clone dans une équipe (~10:42)Dans un monde imprévisible, une équipe homogène est une équipe aveugle. Aliette cherche activement des profils qui raisonnent différemment : top-down contre bottom-up, ingénieurs contre profils orientés clients, cultures variées. L'alchimie est plus complexe à gérer que celle d'une équipe uniforme, mais elle évite les grosses erreurs. Pourquoi c'est important : la performance collective dépend moins du niveau individuel que de la complémentarité des façons de penser.4. L'IA : un enjeu RH avant d'être un enjeu tech (~37:48)Orange Business pilote la transformation IA avec un binôme RH + tech, pas une seule tour de contrôle technique. Le passage de 30 minutes à 30 secondes sur le diagnostic client grâce à l'agentique illustre l'ampleur des réorganisations à venir : ce ne sont pas des ajustements de processus, ce sont des redéfinitions de métiers entiers. Pourquoi c'est important : confier la transformation IA uniquement à la DSI, c'est rater la moitié du sujet.5. Le coming-out comme acte de leadership collectif (~01:00:37)En parlant publiquement de son orientation sexuelle, Aliette n'a pas fait un geste militant : elle a envoyé un signal de permission. Les retours, souvent anonymes, parfois de collaborateurs dans des pays où l'homosexualité est pénalisée, montrent que "venir au travail sans masque" reste inaccessible pour beaucoup en 2026. Et ce qui s'est libéré après dépasse largement ce seul sujet. Pourquoi c'est important : ce qu'une personne en position d'autorité normalise, l'organisation entière se l'approprie progressivement.Questions posées dans l'interviewQu'est-ce qu'on trouve chez Orange qui pousse à rester toute une carrière dans un monde où la mobilité est la norme ?Comment trouver le bon niveau de pression sur une équipe, sans tomber dans le burn-out ni l'ennui ?Comment recruter des profils qui vont te challenger plutôt que confirmer ce que tu penses déjà ?Qu'est-ce que le football de haut niveau t'a appris sur le collectif que le management classique n'enseigne pas ?Comment donner de l'autonomie réelle dans une boîte de 30 000 personnes, avec des barrières linguistiques et culturelles ?Toi-même, comment tu gères ton énergie au quotidien, et comment tu l'insuffles dans tes équipes ?La réunionite : c'est un symptôme ou une cause ? Et comment tu t'y attaques concrètement ?Orange Business pilote l'IA avec un duo RH + tech : comment ce ...
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  • #72 Le management bienveillant n'est pas bisounours avec Gael Chatelain-Berry
    2026/06/15
    Je connais Gaël Chatelain-Berry des réseaux et particulièrement de LInkedin mais aussi à travers son podcast. Ex DRH, écrivain, conférencier, podcaster et bientôt acteur sur des planches autour de Saint-Jacques-de-Compostelle, il est l'un des premiers en France à avoir mis le mot "bienveillance" dans la même phrase que "management", il y a dix ans, à une époque où tout le monde se moquait de lui.Dans cet épisode, je parle avec Gaël de ce que le bien-être au travail veut vraiment dire et ce n'est pas des cours de yoga ni des chouquettes à l'entrée. J'ai questionné Gaël sur les contradictions criantes des entreprises qui affichent leurs valeurs sur leur site internet tout en faisant régner une forme de violence managériale en interne, sur le rôle du burn-out comme faute professionnelle, sur pourquoi la première source de démotivation des salariés français est aussi simple et aussi absurde que l'absence d'un bonjour le matin, sur le sens au travail raconté à travers une usine de vis et boulons qui fabrique des satellites, et sur ce que l'IA change ou pas à l'équation humaine dans les entreprises.Citations marquantes"Le bien-être au travail, c'est finir sa journée dans le même état physique et psychologique que quand t'as commencé. C'est ça, la définition. Et malheureusement, on en est très loin.""La première source de démotivation des salariés français? Leur manager ne leur dit pas bonjour le matin. C'est la chose que nos parents nous ont apprise à l'âge de trois ans. Et en entreprise, on l'oublie.""Un burn-out dans ton équipe, c'est une faute professionnelle. Si t'es un tant soit peu empathique, c'est pas possible que ça t'échappe. Ça n'arrive pas du jour au lendemain.""L'illusion du bonheur au travail, oubliez-la. Le bonheur, c'est une quête. Le bien-être, c'est un état. Et cet état, ce n'est pas une option pour les entreprises. C'est une obligation.""Si vous voulez que vos salariés prennent soin de votre entreprise, prenez soin de vos salariés. Richard Branson disait ça il y a 25 ans. Ce n'est pas de la révolution. C'est du bon sens."Questions posées dans l'interview Comment tu es arrivé à cette notion de bien-être au travail ? Qu'est-ce qui t'y a amené ? Comment tu définirais le bien-être au travail ? À quel moment le bien-être au travail devient juste un discours dans les entreprises ? Est-ce que les structures elles-mêmes — à base de KPI, de mesures — ne sont pas malades, indépendamment des managers ? Comment tu concilies le management bienveillant avec des réalités économiques court terme ? Où est-ce que tu places la limite entre la bienveillance et la complaisance ? Est-ce que le sens au travail, c'est vraiment quelque chose de fondamental pour toi ? Jusqu'où le bien-être individuel est-il lié à l'individu lui-même plutôt qu'à l'entreprise ? Est-ce qu'on n'est pas en train de normaliser des environnements toxiques en disant aux gens de faire de la méditation ? Est-ce que le travail est censé être un lieu d'épanouissement — ou est-ce un luxe quand ça arrive ? Timestamps clés (optimisés YouTube) Processus de réflexion Processus de réflexion 7. Timestamps clés 00:00 — Intro : Gaël présente son parcours de dirigeant média à expert du bien-être 02:27 — Sa définition du bien-être : finir sa journée dans le même état qu'au démarrage 03:15 — Le bien-être washing : quand les valeurs s'arrêtent à la page d'accueil 05:35 — Adam Smith et Richard Branson disaient la même chose il y a des siècles 06:57 — L'IA comme réponse à la démographie, pas comme menace pour l'emploi 09:14 — Les structures elles-mêmes sont-elles malades ? "Un escalier se nettoie par le haut" 12:40 — Bienveillance ≠ gentillesse. On peut licencier avec bienveillance. 17:05 — La première source de démotivation en France : ne pas dire bonjour 19:00 — La méthode gratuite pour libérer la parole dans une équipe 22:17 — L'usine de vis et boulons qui envoie des pièces dans l'espace (et le sens au travail) 28:15 — Vous êtes responsable de votre propre sommeil 31:39 — Être une femme en entreprise : tous les codes sont masculins 34:48 — Un manager peut choisir de ne pas reproduire ce qu'il subit au-dessus 37:45 — 24 jours par an en réunion. 50% non productifs. C'est la semaine de 4 jours gratuite. 41:30 — Yoga et méditation ne règlent rien si le manager est toxique 42:21 — Un burn-out dans son équipe, c'est une faute professionnelle 45:02 — Le travail est-il censé épanouir ? "C'est un luxe quand ça arrive" 52:59 — Bonheur au travail (illusion) vs bien-être au travail (obligation) 54:20 — Chief Happiness Officer : bonne idée, mauvaise exécution 56:24 — Ce qui motive Gaël. Ce qui le déprime encore aujourd'hui.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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  • [Best-of] Une leçon fondamentale de leadership avec le Général Vincent Desportes
    2026/06/01
    Vincent Desportes, Général de corps d'armée, ancien directeur de l'École de Guerre est l’un des épisodes qui a le plus marqué sur Vlan! Leadership.J'avoue que j'avais une image un peu caricaturale de l'armée avant cet épisode. L'ordre, la hiérarchie stricte, le "on obéit parce qu'on obéit". Et puis j'ai lu le livre de Vincent. Et j'ai réalisé que, sur la question du leadership, les militaires ont une longueur d'avance assez déconcertante sur la majorité des entreprises. Pas parce qu'ils sont plus durs. Mais parce qu'ils ont compris bien avant nous que personne ne fait quelque chose d'extraordinaire sous la contrainte. Que le désir, comme disait Spinoza, est le vrai moteur. Et que le rôle du chef n'est pas de motiver, mais de créer les conditions de l'auto-motivation.Dans cet épisode, nous parlons de ce que distingue vraiment une bonne armée d'une mauvaise, pourquoi la guerre en Ukraine est avant tout une histoire de leadership, comment on crée de l'autonomie sans perdre le cap, et ce que le brouillard de la guerre nous apprend sur la manière de prendre des décisions dans un monde qu'on ne comprend plus très bien. J'ai aussi questionné Vincent sur ses propres erreurs de jeune lieutenant, sur la vulnérabilité du chef, et sur cette phrase qu'il cite dans le livre et qui m'a arrêté net : "Le désir secret des hommes est moins d'être libre que d'être inspiré." Citations marquantes"Un soldat sait qu'il ne vaut rien sans les autres.""Je ne peux pas motiver les gens. Je dois créer les conditions de l'auto-motivation.""Doutez toujours. Mais n'hésitez jamais.""L'initiative est la forme la plus aboutie de la discipline.""Le désir secret des hommes est moins d'être libre que d'être inspiré."Idées clefs1. Le préfixe le plus important en leadership : "auto" [00:00 à 20:00] Vincent revient sur une idée qu'il développe dans son livre : on ne peut pas motiver quelqu'un, on ne peut pas responsabiliser quelqu'un de l'extérieur. Ce qu'on peut faire, c'est créer les conditions pour que ça émerge de l'intérieur. Auto-motivation, auto-responsabilisation, auto-discipline. C'est un renversement total de la logique managériale classique qui dit "je vais mobiliser mes équipes" comme si c'était une action qu'on fait à quelqu'un. Ça explique pourquoi tant d'initiatives de "mobilisation" tombent à plat : elles partent dans le mauvais sens.2. Le lien entre intérêt individuel et intérêt collectif est la vraie clé [08:50 à 14:00] Ce n'est pas le sens qu'on donne à une mission qui fait avancer les gens. C'est le fait que chacun perçoive un intérêt personnel à ce que le collectif réussisse. Rousseau disait que c'est l'émotion qui fait avancer l'humain, pas la pensée. Spinoza disait que l'homme est désir. Vincent traduit ça en pratique managériale : je dois créer le lien émotionnel entre "mon avenir à moi" et "notre projet ensemble". Ce lien ne se décrète pas, il se construit, souvent dans les petits gestes et les conversations du quotidien.3. "Aucun plan ne résiste au premier coup de canon" [20:00 à 33:00] Von Moltke, général prussien du XIXe siècle, avait posé les bases de ce qu'on redécouvre aujourd'hui sous le nom d'agilité. Un plan, c'est fait pour entrer en contact avec la réalité, pas pour la dicter. Et ce qui fait la différence entre une bonne organisation et une mauvaise, ce n'est pas la qualité du plan initial, c'est la capacité d'adaptation de chacun quand le plan se casse. Ce qui implique d'avoir construit l'autonomie avant que la crise arrive, pas pendant.4. Le drill et la liberté : les deux ne s'opposent pas [29:00 à 33:00] Il y a des tâches qu'on automatise pour libérer la tête. Un parachutiste sait exactement où est son couteau, son masque à gaz, ses grenades, sans regarder, parce que ça libère sa bande passante pour penser à ce qui change. C'est exactement ce que font les bonnes entreprises : automatiser les tâches sans valeur ajoutée humaine pour que les gens puissent s'adapter à l'imprévu. La robotisation n'est pas une menace si elle est pensée comme libération de l'initiative.5. Le leader est un créateur de contexte, pas un distributeur de sens [47:30 à 56:45] McGregor distingue deux types de management : le mécaniste (on tire sur la tige pour que la plante monte) et l'agricole (on crée les conditions pour qu'elle pousse). Vincent va encore plus loin avec la métaphore du tournesol : si le contexte est bon, les gens s'orientent naturellement vers la lumière, sans qu'on ait besoin de les y forcer. Le rôle du leader n'est pas d'indiquer le chemin à chaque pas, c'est de faire en sorte que l'orientation devienne naturelle.Questions posées dans l'interviewQu'est-ce que c'est qu'un bon leader selon vous, et à quoi ça ressemble ?Est-ce que l'armée fonctionne par contrainte ou par adhésion ?Pourquoi la différence Ukraine/Russie est-elle d'abord une question de leadership ?Comment faire naître l'envie à ...
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